Les rendez-vous d’Eugénie 10

Oups ! Deux mois sans poster par ici, et pourtant j’en ai fait des bêtises…

La plus grosse étant probablement la conf’ donnée à Orc’Idée, très gentiment enregistrée par Les Voix d’Altaride. Où cette fille donne une nouvelle dimension au mot « stress »…

J’avais choisi comme sujet « Changer de paradigme : c’est celui qui subit qui choisit », et j’aimerais beaucoup revenir là dessus par ici pour développer deux ou trois points qui sont passés à la trappe (ouioui, c’est du teasing).

Et heureusement, tu peux aussi découvrir sur la même page les questions du Méta et du Mindfuck avec Vivien Féasson et Thomas Munier, tous deux beaucoup plus à l’aise que moi. Autant dire que j’étais bien entourée ce jour-là.

En attendant une reprise sérieuse des vrais billets, voici deux dates à noter dans ton agenda, qui seront aussi des opportunités de prolonger certaines réflexions entamées sur ce blog. Pour moi en tout cas !

 

 

Libreté sous tes yeux et dans tes mains

Je t’en avais dit beaucoup de bien au moment du financement participatif, tu te souviens ?

Pour ceux qui ont participé, le pdf vient d’arriver dans les boîtes mail et la version papier est en approche. Pour ceux qui n’ont pas, la soirée de lancement à la librairie Charybde sera une belle occasion de se rattraper !

Un nouvel enregistrement live des Voix d’Altaride en Charybde !

En présence de Vivien Féasson (auteur), Mathieu Chevalier (illustrateur), Laure Afchain (maquettiste) et Jérémie Rueff (diffuseur), nous fêterons la parution du jeu de rôle Libreté dont vous avez pu suivre le financement participatif sur les Voix d’Altaride depuis octobre dernier. La rencontre sera animée par Julien Pouard.

Et comme j’ai promis d’être super sage, on me laissera aussi un micro !

Rendez-vous le mercredi 12 avril à 19h

à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, 75012 Paris

 

Jeu de rôle et Littérature : techniques croisées

J’ai évoqué plusieurs fois le podcast Procrastination dans la série (pas tout à fait finie) sur le style d’une joueuse. On va pouvoir prolonger ces réflexions entre jeu à la table et techniques d’écriture avec l’équipe au complet ainsi que les Voix d’Altaride. Un cross-over de podcasts qui s’annonce passionnant.

Une nouvelle rencontre croisée entre Jeu de rôle et Littérature !

Procrastination est un podcast en 15 minutes autour des techniques d’écriture animé par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort. Les Voix d’Altaride, que l’on ne présente plus en Charybde, est un podcast dédié au Jeu de rôle, animé par Julien Pouard.

Rendez-vous le mercredi 24 mai à 19h30

à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, 75012 Paris


Le style comme signature 2

Portraits de joueurs

Framed

Je me rends compte, par les retours qu’on me fait, que j’ai fait une bêtise en me citant moi-même en exemple sur cette série. Je donne malgré moi l’impression d’envisager le style comme un genre d’auto-analyse, d’introspection et de travail sur soi. Peut-être qu’on peut effectivement en tirer ce genre de réflexions, mais je dois préciser que ce n’est pas ce dont je veux parler ici, ni ce qui moi m’intéresse avec ce bouzin. Lire la suite


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Où Eugénie se demande : pourquoi on m’invite moi à une table ?

Hofner, Sheet Music

J’imagine que cette question ne peut s’envisager que dans une configuration de jeu particulière, c’est-à-dire quand on est un pool de bons joueurs et bonnes joueuses plus important que ce qu’une table ne peut en contenir : c’est le cas de notre hype parisienne actuellement, c’est le cas de ce réservoir inépuisable qu’est la communauté rôliste virtuelle.

J’ai bien conscience que pour beaucoup, beaucoup de rôlistes, la question ne se pose même pas : on joue entre amis, ou on peine à récupérer des gens que ça intéresse pour monter une table, pourquoi tu nous nargues avec tes histoires d’abondance, Eugénie ? Lire la suite


A propos de réalisme

La guerre n'a pas un visage de femme

 

Quand, pour la première fois dans l’Histoire, des femmes apparaissent-elles dans une armée ?

– Dès le IVè siècle avant notre ère, à Athènes et à Sparte, des femmes combattaient dans les troupes grecques. Plus tard, elles ont participé aux campagnes d’Alexandre de Macédoine.

– Et à l’époque moderne ?

– Le premier pays à enrôler à été l’Angleterre… Entre 1560 et 1650, des hôpitaux ont commencé d’être créés dans lesquels servaient des femmes soldats. Et durant la Première Guerre Mondiale, on acceptait déjà des femmes dans la Royal Air Force ; les Britanniques avaient en outre formé un Corps royal auxiliaire et une légion féminine de transport automobile – le tout représentant un effectif de 100 000 personnes.

– Comment s’est développée la féminisation de l’armée pendant la Seconde Guerre Mondiale – la guerre la plus terrible du XXe siècle ?

– Durant ces années-là, le monde a été témoin de l’amplification du phénomène. On a vu des femmes servir dans les différents corps de l’armée, et cela dans de nombreux pays – dans l’armée britannique elles étaient 225 000, dans l’armée américaine, de 450 000 à 500 000, en Allemagne, près de 500 000.

Dans l’armée soviétique, près d’un million de femmes ont servi dans les différentes armes. Il y avait parmi elles des tireurs d’élite, des pilotes d’avion, des conducteurs-mécaniciens de chars lourds, des mitrailleurs…

Conversation avec un historien

 

C’est la première page de La guerre n’a pas un visage de femme, de Svetlana Alexievitch.

Et les pages suivantes sont à lire aussi.

Pour avoir une idée de la place de des femmes dans l’armée soviétique pendant la 2nde Guerre Mondiale, sur le front de l’Est. Les jeunes filles qui ont assiégé les bureaux de recrutement pour s’engager. Les femmes qui ont refusé de rester cuisinières ou blanchisseuses parce qu’elles voulaient prendre un fusil. Celles qui étaient consumées par les haine des nazis et qui voulaient tuer, et celles qui ne supportaient pas la mort. Celles qui couraient sous les bombes pour ramener les blessés vers l’arrière, des hommes plus lourds qu’elles. Et d’autres encore.


Un coup d’oeil dans le rétro

C’est l’heure du bilan !

Looking Back

C’est la période qui veut ça. Mais bon, je n’ai pas accès aux requêtes chelous qui ont débouché sur le blog, donc c’est pas encore cette fois qu’on va se marrer…

Par contre, en faisant le bilan, j’ai réalisé que j’allais devoir changer ma présentation sur la page d’accueil, parce qu’en un an les conditions dans lesquelles je joue ont radicalement changé : je joue beaucoup plus, à plus de jeux (beaucoup d’indé et quelques playtests, assez peu de mainstream finalement, le ratio s’est inversé), je joue aujourd’hui autant sur hangout qu’IRL, et je croise au final pas mal de joueurs (trop peu de joueuses), même si je ne joue régulièrement qu’avec toujours un peu les mêmes.

Nous avons la chance, sur Paris et dans mes cercles virtuels, d’avoir constitué un gros pool de joueurs et joueuses formidables, et ça c’est un peu la mega frime de 2016. Même si je reste une petite joueuse côté chiffres par rapport à certains foufous de l’Auberge Virtuelle (suivez mon regard).

En 2016, on peut aussi considérer que j’ai pris un niveau : de « jeune conne du JDR » je suis passée à « connasse avec un melon de la taille d’une pastèque » et je crois que c’est un grand pas en avant dans mon parcours rôliste.

Ah oui, parce que c’est la nouveauté, j’ai arrêté de dire que je n’étais pas rôliste non plus. Je me suis soudain sentie carrément rôliste quand j’ai été plongée dans un environnement de GNistes. Le déclic par esprit de contradiction, quoi.

Et 2016, ce fut aussi et surtout des échanges passionnants avec des gens super chouettes, que ce soit en parties, autour d’un verre ou par écrit. C’est difficilement quantifiable, et je vais devoir m’excuser platement auprès de ceux dont j’aurai omis les noms, mais je fais des coeurs avec les doigts pour Thomas Munier, Vivien Féasson, Julien Epiphanie, Julien d’Altaride, Steve J, Côme, Guylène, mass, Gherdhardt Sildoenfein, Thomas B., et toute la clique d’Itras By (represent !)…

 

Et hop, sans transition les chiffres, les faits :

75 parties : réparties en environ moitié-moitié hangout/IRL ; courte campagne/one-shot ;

35 jeux différents : dont deux petits GN (Old friends et En direct de Pongyang), mes premiers GN !

40 joueurs différents : dont seulement 3 joueuses… mais pour la première fois, j’ai pu jouer une partie où nous fûmes en surnombre, 3 filles pour 2 mecs, un genre de fantasme pour la jeune Eugénie qui a très souvent été la seule fille à la table ;

15 billets de blog : il y a du relâchement dans le laisser-aller, l’année dernière c’était 35 (on me souffle qu’en plus un billet sur deux sert à faire de la pub ou m’excuser de pas poster, et que c’est pas glorieux) (bonjour l’ambiance) ;

4 Gymnases dans Casus Belli (et un de plus dans le prochain numéro à paraître) ;

1 petit article dans Di6dent co-écrit avec Khelren ;

4 apparitions chez Les Voix d’Altaride, comme co-invitée pour les Hors Série Atomistique avec Thomas Munier, ou même carrément comme invitée moi-même toute seule (!) sur un podcast Anarchie en Jidérie ;

4 rencontres Jeu de rôle et Littérature à la Librairie Charybde, sous forme d’enregistrements en public de podcasts et d’interviews d’invités (3 sessions avec les Voix d’Altaride et 1 session avec Radio Rôliste)

 

Bon et 2017 dans tout ça ?

Ben ça démarre sur les chapeaux de roues. Plein de parties, plein de projets, plein de rencontres à venir. En vrac :

– le gros morceau : on a tout juste lancé une campagne de Burning Wheel qu’on voudrait tenir sur une quinzaine de sessions (3h30 pour une création de personnage, Eugénie découvre le vrai JDR, celui qu’est pas pour les pleutres, et ben tu sais quoi ? j’ai même pas pleuré !) ;

– je vais maîtriser une partie de Smallville (QUOI ? HEIN ? Mais… Eugénie ??) dans une campagne à MJ tournant où j’étais la dernière à n’avoir pas fait ma part ;

– je participe à mettre en place un chouette coup de projo sur la parole des filles et femmes dans le JDR aux côtés de Guylène, Côme, Cédric et Sildoenfein : pour l’instant c’est juste une pièce vide avec du papier peint, mais ça devrait se remplir bientôt, je t’en reparlerai parce que c’est un projet qui me tient à coeur ;

– je suis invitée à Orc’Idée en février, et c’est autant grave la frime que total le stress, malgré un accueil qui s’annonce adorable ;

– et pas dans mes projets personnels mais dans ceux que je suis avec grand intérêt, il y a la renaissance à venir pour les Ateliers imaginaires (car l’actuel forum fermera bientôt ses portes), de très chouettes bourgeons devraient éclore de ce côté-là…

Franchement, mon 2016 rôliste mettait la barre assez haut mais ce 2017 a les moyens de l’exploser !

 

crédit photo : Susanne Nilsson (CC BY-SA 2.0)


Le style comme technique 2

où Eugénie se demande : comment j’enrichis mon répertoire de joueuse ?

concert

J’ai terminé le dernier billet à mi-parcours, sur un cliffhanger de fooolie à savoir : si mon style de joueuse est à ce point composé d’automatismes, comment je fais pour y apporter de nouveaux gestes rôlistes ou de nouvelles façons de les effectuer ? Bref, comment je peux enrichir mon répertoire de joueuse ?

Ça va être un peu la Spéciale Obvious Eugénie de fin d’année, je préfère prévenir.

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Le style comme technique 1

où Eugénie se demande : qu’est-ce que je peux faire bouger ? et comment ?

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« Attention à la joueuse-pride », me signale à raison un sympathique lecteur. En effet, est-ce qu’une habitude, une manie, un automatisme, peut être considéré comme un style ? Est-ce que mon style c’est ce que je peux faire ? Ce que je fais machinalement ? Ou ce que je sais faire ? Ou ce que je fais avec élégance ? Un peu tout ça ou encore autre chose ?

Pour essayer de prendre tout ça en compte, j’ai choisi deux grands axes (mais je ne suis pas stylologue, donc je me doute qu’il y en a d’autres) : je peux parler de style comme technique, ou du style comme signature. Ou, plus prosaïquement, de ce que je peux travailler à changer, et ce qui ne bouge pas, qui n’est qu’à moi.

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C’est quoi le style d’une joueuse ?

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On ne va pas se mentir, ça sent le roussi. J’ai commencé ce blog avec des points techniques et précis, genre hé je contrôle tavu, et je me retrouve aujourd’hui jusqu’au cou dans la théorie fumeuse de propagande pro-joueuse… C’est simple, maintenant les camarades viennent le soir à la boutique, et dans l’arrière-salle on refait le monde en faisant tourner la ronéo.

Et je tiens aussi à préciser que je ne sais pas où je vais avec le sujet. J’hésite entre l’impression d’inventer l’eau tiède et celle d’être une poule devant un ouvre-boîte… Et pour être totalement honnête, j’ai aussi conscience d’être bien plus près de l’intime conviction que de l’analyse rationnelle.

A toi de trier, de t’emparer du sujet s’il t’intéresse, ou de m’aider à redresser là où ça penche.

Si ça c’est pas du teasing…

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Les rendez-vous d’Eugénie 9

Conquête des librairies et bibliothèques par le jeu de rôle, épisode 127.

louisemichel

Les enfants et le fantastique en jeu de rôle et en littérature

Parce que Stranger things c’était trop bien et que Les Goonies c’est pas si loin, voici une super chouette rencontre en perspective animée par Julien Delorme, avec :

  • les fameux Manuel Bedouet et Camille Merand pour Summer Camp, un excellent jeu qui vient de paraître, où tu incarnes des scouts qui se font peur dans les bois, qu’est-ce qu’il te faut de plus ? un Libreté ? oui c’est vrai ;
  • l’inénarrable Vivien Féasson pour Perdus sous la pluie et Libreté (je t’ai dit qu’il était bien ce jeu ? je te l’ai dit ou pas ?) ;
  • et le félin Jean-Luc André d’Asciano pour son superbe recueil Cigogne (Serge Safran) avec ses enfants déglingués, siamois ou chamans, et ses animaux totems étonnants.

Il y aura une heure de parlotte qui s’annonce passionnante, et puis après on pourra jouer ! Et même que si tu as souxes tu pourras acheter des jeux et des livres sur place, parce que la vie c’est comme ça, c’est un peu fou…

C’est ce samedi 26 novembre (demain, donc, demain !)
à partir de 18h
à la bibliothèque Louise Michel
29/35 rue des Haies, 75020 Paris

L’événement facebook est par là.

Et pour rappel, Libreté sur Ulule, c’est par là.

 

 

lady rossa

 

Jeu de rôle, Littérature et Années de Plomb en Italie

Un nouvel enregistrement live du podcast Les Voix d’Altaride à la librairie Charybde.

Cette fois, l’invité sera Benjamin « Macbesse » Kouppi, l’auteur du jeu Lady Rossa (Di6dent), un très chouette jeu à découvrir absolument, qui propose d’incarner des membres d’une colonne des Brigades rouges dans l’Italie des années 70. Julien Pouard et moi-même lui poserons tout un tas de questions sur les liens entre jeu de rôle, littérature et politique, en suivant le motif de l’engagement radical et des Années de Plomb en Italie.

C’est le vendredi 9 décembre, à partir de 19h30
Librairie Charybde
129 rue de Charenton, 75012 Paris

L’événement sur le site de la librairie

Lady Rossa, une méditation sur la violence politique


Libreté

libreté

 

Ce n’est pas tous les jours que je te fais l’éloge d’un jeu. Enfin, d’un jeu qui ne serait pas de Thomas Munier veux-je dire… Comme quoi, avec la maturité, l’expérience, la jeune Eugénie se diversifie comme groupie.

Tu ne l’ignores pas (ou alors mais t’étais où ?) le financement participatif pour Libreté a été lancé cette semaine. Comme on vient tout juste de finir la campagne test avec Vivien « Mangelune » Féasson himself, j’en profite pour te faire un retour presqu’à chaud, ça sera ma façon de participer au spam ambiant. Je ne suis pas très familière avec l’exercice de la critique, d’autres s’y sont déjà livrés avec plus d’élégance que je ne saurais faire, et je ne comptais pas tellement faire dans la mesure et l’analyse, alors considérons que c’est plutôt un débrief de joueuse après une série de parties qu’elle a kiffées. Lire la suite