Où est passé 2019 ?

The new year's resolutions - Marwa Morgan

Comme tous les ans, faire un peu le bilan me permet de réaliser où s’en va mon temps libre quand je ne regarde pas.

Je terminais l’année dernière en disant « je pourrais jouer un peu moins et bosser un peu plus ». C’est l’heure de l’honnêté : est-ce que c’est vraiment ce qui s’est passé ? Et ben on peut au moins dire que c’est en bonne voie.

Le fameux tableau excel

Jouer moins, c’est à peu près tenu, avec 81 sessions de jeu au compteur (contre 103 l’année dernière), et surtout un sommeil mieux maîtrisé en convention… autant dire que je me dirige (tout doucement) vers la maturité.

Je suis revenue à une pratique 1/3 virtuelle et 2/3 IRL, même si j’aime toujours les deux.

Je continue à avoir du 2/3 de one-shots et 1/3 de parties jouées en campagne. Attention, j’inclus dans la catégorie campagne des mini-campagnes de 4-5 séances, même si c’est un rythme assez différent (un peu ce que la novela serait au roman ?). Cette année, j’ai notamment joué ma toute première campagne D&D. BOUM !

J’ai joué à 38 jeux différents. Plus ou moins, parce que je peine à déterminer ce que certaines parties d’Inflorenza ont encore en commun avec le jeu de base, ou si des Descended from the Queen comptent vraiment comme des jeux différents les uns des autres…

Bref, plus de la moitié des jeux étaient sans MJ. On la sent bien, la narrativo-veganie, là… mais « jeu sans MJ » ça recouvre mine de rien des expériences hyper différentes : en one-shot ou en campagne, façon expérimentations cheloues ou jeux éprouvés et aboutis, etc.

La moitié des jeux auxquels j’ai joué étaient des jeux pas encore publiés (playtest ou jeux maison) ou des parties expérimentales. Comme par exemple ces deux très chouettes souvenirs : DieFlorenzHard en Quête d’Auteur et Perdus sous la surface.

Enfin, j’ai joué avec 85 personnes différentes cette année :

  • dont seulement 23 joueuses féminines (peut mieux faire, comme tous les ans) ;
  • dont 38 personnes avec qui je n’avais jamais joué auparavant (merci La bibliothèque Louise Michel et le Stunfest pour les chouettes rencontres) ;
  • dont 15 personnes avec qui je joue plutôt régulièrement (moins que l’année dernière).

 

Et à part ça, le boulot, la théorie, ça mousse ?

L’autre versant de ma bonne résolution, c’était bosser un peu plus. En regardant le blog on peut se dire que c’est pas gagné (12 billets seulement, dont pas mal de journal de bord du type « youyou je vais en convention »).

Mais si on regarde tout le reste, ça commence à faire du matosse.

Je crois que j’ai trouvé dans les ateliers rôlistes un prolongement satisfaisant aux bricolages techniques que je pouvais faire par ici. L’écrit ça va deux minutes, place à la pratique. Spécial gros merci à la Boîte à chimères, à Ludinord, à Eclipse et aux Utopiales de m’avoir permis de mettre ça en place cette année encore. Et surtout gros merci aux personnes qui participent !

Je trouve un rythme tranquilou de un an, un nouvel atelier :

  • en 2019, j’ai mis en place Jouer haut / jouer bas, même s’il a fallu retravailler dessus à chaque fois, maintenant j’en suis satisfaite ;
  • pour l’année prochaine, j’ai l’embarras du choix dans les thématiques : jouer poétique ; réagir au surnaturel ; agresser un perso sans agresser la joueuse ; cadrer/clore une scène ; passer/s’emparer du projo…

J’ai eu l’occasion plusieurs fois de donner mon avis sur des trucs dans des micros :

Et en live dans des tables rondes :

– à Ludinord, sur une table ronde « C’est quoi un bon joueur ? » en compagnie de Bastien « Acritarche » Wautoz et Nicolas « Snorri » Desseaux ;

– au Stunfest, sur plusieurs tables rondes et une conférence (totalement flippée et intimidée par le grand bain) :

 

Et j’ai aussi co-écrit (ou plus co-découpé/collé) un théâtre pour Inflorenza, avec Côme et Orfeo : Millevolodine, pour jouer à la manière du post-exotisme.

Chamanisme et barbelés, une botte sur la nuque d’un poète, un visage dans la boue qui n’en finit pas de scander. Des personnages dont on ne sait s’ils sont vivants ou morts, des moines-soldats, des sorcières orphelines, des camarades de désastre et révolutionnaires bicentenaires. Un théâtre composé de bribes découpées, sorties de leur contexte et recousues ensemble à partir de textes d’Antoine Volodine, Manuela Draeger, Lutz Bassmann et Maria Soudaïeva.

 

Enfin, je n’ai pas contribué directement au Frankenzine #1 des Courants Alternatifs, publié en mars, mais j’ai filé des coups de pouce côté organisation et relectures et je suis très fière du résultat. Il est téléchargeable gratuitement ici et achetable sur le stand à prix libre.

 

Et pour la suite ?

Plein de belles choses dans le viseur :

La poursuite d’une super chouette campagne d’Unknown Armies qu’on vient de débuter.

Aller assister plus régulièrement aux soirées de la bibliothèque Louise Michel.

Des rendez-vous rôlistes à organiser ou auxquels participer : « Love Bruxelles, love JDR », le Gîte Millevaux, l’Udocon.

Le numéro 2 du Frankenzine, à relancer, à aboutir et à sortir.

Continuer à participer au stand des Courants Alternatifs (vente de jeux en convention).

Et surtout, deux beaux projets éditoriaux dans les tuyaux pour 2020 : deux jeux que j’adore, deux auteurs que je kiffe, une maison d’édition que je love. Je t’en reparle tout bientôt, ça va être complètement foufou.

 

Et cette année encore merci à toi d’être passé par ici et coeurs sur toi pour l’année à venir.

 

crédits photo : Marwa Morgan (CC BY-NC-ND 2.0)


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