Retour des Utopiales

– Je sais pas si on peut dire que « j’ai fait les Utos » vu que j’ai suivi qu’une seule conf…
– Mais est-ce que t’as passé du temps au bar ?
– Euh oui, ça oui.
– Ben voilà t’as fait les Utos.

Hop ! Petit retour sur les Utopiales façon journal de bord.

Jeudi : le bar

Déjà la foule. Croiser des personnes dont j’ignore si je les connais ou pas, retrouver les copains et copines, se dire « on se revoit plus tard » et y croire sur le moment, bien que beaucoup aient ensuite disparu dans un vortex pendant 3 jours (à moins que ce ne soit moi).

Vendredi : le sous-sol

On a squatté la table de Gulix au Pôle ludique, matin et après-midi, et c’était un gros plaisir.

Une partie d’Un dernier tour de piste, un jeu descended from the Queen de Gulix, où on joue des participants lancés dans une courses effrénée (ici à vélo BMX dans un Tokyo de néons).

Comme tous les jeux dérivés de For the Queen, l’histoire prend forme petit à petit sans chronologie ni linéarité, avec des moments étonnament émouvants, à la fois pudiques et intenses. J’ai beaucoup aimé notre atmosphère entre amitiés et rivalités toxiques.

Une partie de Face au Titan, de Gulix encore. C’est un jeu que j’avais loupé à de nombreuses reprises et que j’avais très envie de découvrir. On y joue les membres d’une compagnie dans leur ultime combat contre une créature colossale : ici, des jeunes gens faisant face à un immense chevalier de rouille et ses légions en armure.

Le jeu fait de très beaux emprunts à Sword without master (les motifs, les dés qui déterminent le ton des scènes) que j’aimerais mieux maîtriser pour en profiter de façon totalement fluide. J’ai très hâte d’y revenir, la partie était vraiment chouette là aussi.

Pour clore la journée, j’ai été écouter une conférence sur le hacking (dans le sens de jouer des hackers, et pas de hacker des jeux) (grosse déception pour moi qui avais mal lu le programme). J’en retire que j’aimerais beaucoup jouer un hacker qui peut pirater les feuilles de perso des autres PJ ou les notes du MJ ou le livre de base. Genre Mantra de Batronoban version cyberpunk.

Et pour terminer, on s’est retrouvés à refaire la Jidérie au fond d’un pub, parce que c’est un peu ça, la véritable expérience Utopiales.

Samedi : atelier rôliste et off

Un vrai plaisir de retrouver des visages d’une année sur l’autre pour les ateliers rôlistes. J’étais moyen au taquet (la fatigue) pour mon atelier Jouer haut, jouer bas, mais les participants étaient super généreux et ont fait tourner l’atelier sur leur propre énergie. On a enchaîné des situations de jeu pour placer le statut de son PJ dans le groupe, pour demander ou refuser quelque chose sans passer en force, pour gérer un conflit d’autorité dans le groupe… et pour se mettre mutuellement des 19 en charisme.

Il reste encore une ou deux bricoles à revisser pour une prochaine fois grâce à quelques très bons conseils, mais j’ai l’impression qu’il tourne enfin comme je le voudrais.

Et puis en off, une escapade hors du festival pour aller jouer IRL la partie finale d’une petite campagne de Before the Spire Falls, commencée en ligne. Un PbtA sans dés où on joue des Sorcières face au Néant qui dévore le monde.

Et un Fiasco Gangsters de Londres joué à notre logement, avec une tablée joyeusement déglinguée.

Dimanche : rassembler ses morceaux

L’enregistrement d’un podcast pour Ludologies (teasing), malheureusement dans un coton mental de fin de festival. Les ludologistes étaient adorables, et je sais que j’ai dit des trucs plutôt chouettes… mais pas que. J’espère qu’on me pardonnera les flottements un peu wtf par moments.

Et une dernière partie de Mobile Frame Zero : Firebrands où on joue des pilotes de robots géants entre intrigues politiques et amoureuses. J’étais curieuse du jeu, réputé pas évident à cause du découpage en divers mini-jeux, où on passe beaucoup de temps à choisir des questions dans des listes. Malgré cet aspect-là et la fatigue, le résultat était tout à fait sympathique.

Au-revoirs rapides, écroulage dans le train.

 

On ne va pas se mentir, ce qui fait de belles Utopiales c’est une belle compagnie. Et je me sens hyper reconnaissante d’avoir été en excellente compagnie pendant ces quatre jours, que ce soit en jeu et autour. Même si je compte quelques regrets, forcément, pour avoir loupé ou juste entrevu des personnes avec qui j’aurais aimé passer plus de temps.

Et maintenant attention à la redescente.

 

crédit photo : Natascha (CC BY-NC-ND 2.0)


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