2017, le petit bilan d’Eugénie

J’ai joué ma dernière partie de l’année, et elle était formidable. Du coup, j’en profite pour regarder un peu en arrière et faire le point, comme tout le monde à la même période, j’imagine. 2017 a été carrément dense, niveau JDR.

D’ailleurs, l’année dernière, je disais un peu rapidement : « Franchement, mon 2016 rôliste mettait la barre assez haut mais ce 2017 a les moyens de l’exploser ! »

Et ben devine quoi ? En fait, j’avais pas tort.

 

Mes parties en chiffres

En 2017 ; j’ai joué 98 sessions de JDR

– soit 43 jeux différents, dont 3 petits GN
– réparties 1/2 one-shot et 1/2 jeu en campagne (des très courtes de 4 à 6 épisodes, et des plus longues comme notre campagne de BubbleGum Tales et celle de Burning Wheel)
– réparties 1/3 en virtuel et 2/3 IRL
– dont 13 parties sur lesquelles j’étais organisatrice, Confidente ou carrément meneuse (!!!)

J’ai joué aussi mes premières parties OSR, avec ce plaisir un peu particulier de retrouver la sensation de ne rien savoir, d’être une totale noob et d’avoir une marge de progression monstrueuse devant moi. Je me retrouve beaucoup dans ce qu’en dit kF sur son blog Ristretto Revenants.

En 2017, j’ai joué avec 75 joueurs et joueuses différentes

– dont 50 personnes avec qui je jouais pour la 1ère fois cette année
– dont 20 personnes avec qui je joue plutôt régulièrement
– dont 10 personnes pour qui c’était la toute première partie de JDR
– dont 23 filles (avec notamment 7 tables en gros surnombre féminin)

Et je ne cache pas que j’ai quelques idoles et Best Gamer.euse.s Number One dans le lot…

 

Mais Eugénie, tu fais que jouer ou quoi ?

Et ben même pas ! Pour prouver que je n’ai pas non plus glandé-glandé (même si je ne postais plus grand chose par ici) hop, vise un peu ça.

 

A l’écrit

16 articles de blog, soit à peu près comme l’année dernière, c’est pas si honteux…

3 Gymnases des PJ pour Casus Belli (+1 en route pour le prochain), et un dossier dont je suis assez fière j’avoue, sur les femmes et le milieu du JDR, qui est paru dans le n°23 ;

1 article Sortir couvert co-écrit avec Khelren pour le Di6dent n°15 ;

3 théâtres d’Inflorenza à retrouver du côté du lundi :

  • London Girls pour jouer une comédie romantique à l’anglaise façon Bridget Jones ;
  • L’Hôpital pour jouer à la manière de Patient 13 ;
  • InflorItras pour jouer du Millevaux feat. Itras By, co-écrit avec Côme Surreal Martin en personne (#laclasse). Là c’est du teasing, le théâtre a été écrit et testé, mais il n’est pas encore paru… reste tuné sur le lundi, ça ne devrait pas tarder !

 

En audio

5 portraits audio pour Et pourtant elles jouent  (+1 enregistré aux Utopiales qui devrait arriver tout bientôt) ;

1 Hors Série de l’été en deux morceaux sur le podcast des Voix d’Altaride à propos du style d’une joueuse, avec Julien Pouard et Thomas Munier ;

1 podcast Mille façons de jouer à Inflorenza, sur la chaîne youtube de Thomas Munier, en compagnie d’Arjuna Khan, kF, et Epiphanie.

 

En live

une conférence donnée à Orc’Idée, C’est celui qui subit qui choisit, où je synthétise un peu mon approche du JDR par rapport à une approche plus classique, où je parle rapidement de concession, d’impact, de rapports MJ-joueuse et de PvP…

– j’ai eu la chance de pouvoir participer aux Utopiales cette année, avec une table ronde dont j’ai parlé un peu par ici et un atelier rôliste dont j’ai fait un retour par là.

Au passage, un gros merci à Manuel Bedouet qui a donné l’impulsion pour lancer ça, avec son propre atelier de game-design « Une page et ça suffit ». Du coup, d’autres sont déjà prévus en 2018 : en janvier à la Boîte à Chimères (Paris), en mars à Eclipse (Rennes), en avril à Orc’Idée (Lausanne).

En Belgique, ça commence aussi à se chauffer sur le sujet, c’est super hyper chouette.

 

Et c’est tout ou bien ?

Tellement pas ! Je peux encore en mettre, attends.

 

Il y a eu le lancement du blog Et pourtant elles jouent, avec Guylène, Côme, Cédric, Ghérhardt et aujourd’hui Morora. Source de beaucoup d’émotions (des très chouettes et des moins chouettes).

Un gros merci à celles qui ont témoigné, à celles qui acceptent que nous fassions leur portrait, à ceux qui nous ont lues et écoutées. Si les témoignages se sont un peu taris passé le premier électrochoc, les portraits devraient continuer de paraître pour donner la parole à des joueuses, meneuses et créatrices.

 

La naissance et les premiers pas des Courants alternatifs, sympathique communauté de JDR ambiance narrativo-vegan, où l’organisation basée sur l’autogestion et la bienveillance réelle des échanges sont un genre de miracle sur nos Internets. Et puis le pétillement des projets déjà mis place, et l’énergie communicative de ses membres, c’est un plaisir à lire et une fierté d’y participer.

C’est un plaisir aussi de pouvoir s’amuser avec les oppositions sans en faire un enfer, une vendetta ou une croisade : que ce soit le match « System does matter » VS « Joueuse does matter » ; ou la triple opposition de la Mafia esthétique VS le Moral Forge Crew VS l’OSR (ludist represent).

 

Mes premières colos de JDR : j’ai participé à trois conventions privées ou semi-privées de JDR, idéal pour jouer et causer de théorie jusqu’à pas d’heure ; pour rencontrer des personnes formidables que je n’aurais jamais croisées autrement et pour jouer des parties au moins autant formidables.

Et puis rentrer à la maison, avec les yeux rouges sur le quai de la gare, bredouiller des propos incohérents chez soi sur le canapé, et puis s’écrouler et dormir pendant 3 jours, se réveiller le bleu au ventre.

 

Un changement important pour moi, ça a été la fin de ma participation à la librairie Charybde et donc celle aussi de petit son rayon JDR et des soirées JDR et littérature que j’y organisais avec Les Voix d’Altaride.

Coïncidence ? En parallèle, les Courants Alternatifs se lancent pour tenir des stands en convention et fourguer du JDR underground dans la bonne humeur. Je compte bien y donner un coup de main à mon tour.

 

Et 2018 dans tout ça ?

Et bien j’en sais rien encore. Je compte jouer à Dream Askew sur un setting « rouille et marée basse ». Multiplier les ateliers rôlistes. Prendre le temps de réfléchir sur les notions de tension, de résistance et d’intensité. Parler de Lady Rossa avec Benjamin Macbesse Koupi et Steve J.

J’aimerais aussi jouer aux 20 000 mini-jeux de Manuel Bedouet et Côme Martin, à un jeu maîtrisé par Guylène Le Mignot, aux 12 000 hacks de Julien Pouard pour De mauvais rêves. J’aimerais rejouer en total system 0. J’aimerais parler mise en scène et JDR avec Rachid Marrouchi, entendu sur Ludologies (!). J’aimerais avoir le temps d’interviewer toute ma liste de rôlistes féminines formidables pour Et pourtant elles jouent. J’aimerais remonter une murder party pour ma team d’impro. J’aimerais jouer un personnage mystérieux et le jouer juste, et réussir à en faire quelque chose d’intéressant pour les autres…

 

Par contre, je préviens, si 2018 monte encore la barre d’un cran, mon cœur d’artichaut risque de ne pas tenir.

 

crédit photo : Erik Freitas (CC BY-ND 2.0)

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