Jouer collectif 1

J’aime bien le conflit à une table de jdr. Les engueulades entre pj, le ton qui monte, les remarques acides, le sabotage, les trahisons… Mais je suis également quelqu’un d’ultra-sensible et d’assez timide. Ce qui se passe dans ma tête c’est quelque chose d’intime et c’est à manipuler avec précaution. Ce qui rend l’exercice assez périlleux à la table : comment fait-on pour s’engueuler avec un peu d’intensité sans risquer de se blesser mutuellement ?

Bim ! Deux premiers éléments de réponse.

1 – J’ai besoin de percevoir ce que les autres joueurs attendent de moi quand ils jouent

Ex : si un autre pj humilie mon pj, qu’est-ce que l’autre joueur attend en retour ? Est-ce qu’il se rend compte de ce qu’il fait ? Est-ce qu’il veut que je m’écrase pour faire briller son pj ? Est-ce qu’il veut provoquer une réaction qui donnera de l’épaisseur à son pj (=je suis une grande gueule qui s’attire des ennuis) ?

Si le joueur ne me donne pas à voir ses intentions et si moi je ne suis pas à l’écoute, il y a des chances pour que ça ne se passe pas bien. Il peut me donner son intention directement dans les actions et paroles de son personnage, mais d’expérience, doubler les infos d’un « sous-titre » de joueur à joueur c’est beaucoup plus fiable. Au moins le temps qu’on apprenne à jouer ensemble.

Si je sais ce qu’il attend, je suis libre de le lui donner ou pas. Et si je ne le lui donne pas en étant claire sur mes propres intentions (mon pj ne veut pas d’ennuis, il plie ; mon pj n’a même pas compris qu’il a été humilié, il t’ignore ; mon pj te colle son poing dans la gueule parce que tu as été trop loin), au moins on sait tous les deux ce qu’on est en train de faire et on peut en profiter. On peut jouer en complicité l’affrontement de nos personnages, ou la frustration du joueur à la table. Mais on sait lui et moi ce qu’on est en train de jouer, et on le joue ensemble.

Il y a des MJ qui s’occupent de « cadrer » leurs tables. Ça même fait partie du job, apparemment. Tout comme il y a des systèmes qui peuvent aider à expliciter ces aspects-là.
Dogs in the Vineyard le prend en charge, par exemple. On sait exactement ce que tout le monde est en train de faire dans le conflit (qu’il soit physique ou social), parce que la mécanique le dit à notre place. On sait tous exactement ce qu’on risque aux divers paliers du conflit, on sait tous qu’on peut se coucher ou escalader vers la violence.

Mais, à cette mécanique, ou à l’autorité éclairée d’un MJ, je préfère travailler l’écoute et le donner à voir ensemble à la table. Parce que c’est plus gratifiant et plus satisfaisant pour moi en terme de plaisir. Parce que ça vient du dedans. Et parce qu’on peut l’appliquer à n’importe quel jeu ensuite, un peu comme l’histoire du joueur à qui on a filé un poisson et de celui à qui on a appris à pêcher…

 

2 – Comme en BDSM, j’ai besoin de savoir jusqu’où je peux aller et comment m’arrêter à temps

Pour pouvoir aller au conflit et en profiter à fond, j’ai besoin de savoir où est la limite : sur l’exemple d’une agression inter-personnages, ça revient à me demander qui je peux agresser à la table, et jusqu’où je peux aller en restant dans les limites de la bonne entente. Une menace verbale ? Une menace physique sans passage à l’acte ? Une menace physique suivie d’un passage à l’acte modéré ? Une agression violente ?
Les réponses seront différentes selon les joueurs, selon les jeux, les ambiances, et même d’une séance à l’autre, ça peut changer.

Il y a quelque chose de l’ordre du consentement, là-dedans. Celui qu’on se donne entre amants pour savoir si on peut aller plus loin. En tant que joueuse, j’ai besoin de savoir où en sont les autres, s’il n’y a pas de malaise, si on peut continuer. Mais comment je fais pour vérifier si ça va ?
Déjà, je peux demander. Genre « est-ce que ça va ? » après une scène un peu dure. Je n’ai jamais compris pourquoi il n’y avait que le MJ qui était sensé se préoccuper des autres à la table. On joue ensemble, on fait gaffe ensemble aux signaux de malaise.

Cette approche a été formalisée par Thomas Munier dans le jeu Arbre (en cours d’écriture je crois) en empruntant les codes couleur du BDSM : vert = je suis ok ; orange = je suis pas confort, on diminue d’un cran et on poursuit ; rouge = STOP. Dans son système, il s’agit toujours d’une relation MJ/joueur, mais c’est déjà un chouette outil.

Ensuite, si je sais identifier où est la ligne, j’ai besoin aussi de savoir comment faire pour ne pas la dépasser sans pour autant perdre la connexion avec mon personnage. J’ai besoin de savoir concéder moi joueuse, c’est-à-dire soit de faire plier mon pj, soit lui ménager des portes de sortie dans le chemin qui mène au conflit, plutôt que de nous y embourber tous les deux.

C’est encore mieux si je peux les anticiper, si je connais suffisamment les joueurs pour savoir avec qui je peux aller loin dans le conflit, et avec qui je vais rester smooth. Les autres savent qu’avec moi on peut aller loin dans la douleur, l’humiliation ou le désespoir pour mes pj mais pas dans l’intimité ni la relation amoureuse, parce que je suis incapable de gérer ces choses-là.

Et du coup, malgré ce que j’ai dit précédemment sur Dogs, les jeux indés, ou de type forgiens, sont un assez chouette entraînement pour identifier et exprimer ces façons de jouer. Parce que les mécaniques précises obligent tout le monde à jouer la même chose au même moment dans un cadre étroit, sécurisé par les règles. Ça permet à chacun de voir que les curseurs intimes peuvent être déplacés et d’annoncer ensuite aux autres, de retour en campagne tradi, où on en est du confort.

Mais, évidemment, tout ça demande des efforts de la part des joueurs, et ça leur demande aussi d’assumer leurs responsabilités (= ne pas ignorer les attentes des autres en se retranchant derrière le MJ, le système ou l’intérêt de son personnage).

A notre table, nous formons un groupe dont je suis aujourd’hui assez fière et nos parties ont carrément de la gueule. Mais ça ne s’est pas fait tout seul, nous avons eu nos frustrations, nos débriefs, nos maturations… il y a eu pas mal de déclics à produire, et certains se sont faits attendre. Si vous connaissez le prochain déclic, le prochain stade, envoyez tout. Je prends tout conseil qui m’évitera de perdre encore un an à patiner dans la semoule.

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12 responses to “Jouer collectif 1

  • Violaine

    Tout d’abord, je suis épatée de l’analyse que tu arrives à faire sur ton expérience de JdR et sur la clarté de tes descriptions.
    Je suis joueuse depuis un petit bout de temps (15 ans je crois), même si je ne joue plus très souvent, et comme toi je ne me sens pas d’être MJ.

    Mais je te rejoins à 100% sur le fait que les joueurs ont aussi à « mettre l’ambiance » autour de la table. C’est certainement beaucoup plus facile quand cette table est constituée de joueurs que tu connais (généralement au bout d’une dizaine de séances tu sais assez bien comment chacun réagit).
    Cela dit, dans les rares expériences de JdR que j’ai eues en conventions, où personne ne se connaissait, ça se passait bien à partir du moment où les gens étaient à l’écoute en effet, mais aussi quand ils avaient envie d’être véritablement acteurs et pas seulement de suivre les indications du MJ.

    Attention, je considère tout de même que le MJ reste celui qui aura le dernier mot, parce qu’après tout on est dans sa partie, mais cela n’empêche pas de sortir des sentiers battus si le MJ veut bien suivre.

    Dans le JdR, je pense qu’il est important de faire vivre son personnage, mais je ne me sens véritablement la liberté de le faire qu’une fois que j’ai testé comment réagissaient les autres autour de la table. Avant toute chose, dans une partie, on forme une équipe, et si on part de ce principe, chacun va avancer à son aise.

    Voilà voilà, ce n’est que mon humble avis de joueuse, mais ça fait chaud au coeur de voir quelqu’un qui a ton point de vue ^^

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  • Mangelune

    C’est marrant, malgré certaines différences je me retrouve sur bien des points avec ta vision du jdr. J’ai toujours eu du mal avec les conflits inter-PJs dans les jeux de rôle traditionnels, parce que la limite était toujours floue entre personnage et joueur, et parce que bien souvent les querelles relevaient davantage de l’ego que du plaisir narratif (du coup elles étaient redondantes, pénibles, très longues…)

    Par exemple, je suis plutôt du genre à vouloir jouer des personnages de roublards, mais aussi à suggérer au MJ des moyens crédibles pour saborder mes tentatives visant à arnaquer les autres PJs, juste pour pouvoir concilier logique narrative et plaisir de jouer ensemble.

    C’était aussi une des idées notamment quand j’ai écrit les Errants d’Ukiyo : on peut définir en amont de la partie les relations entre PJs (rivaux, disciple-mentor, jaloux, etc.), justement pour se mettre d’accord au calme, avant de rentrer dans le feu de la partie. La mécanique de résolution permet aussi de poser des garde-fous et d’éviter de détruire un autre PJ sans l’accord des deux joueurs concernés.

    Après je suis plutôt du versant mécaniste, façon Dogs par exemple, où le cadre est clairement posé par les règles, mais toutes les règles du monde ne rendront pas l’accord des joueurs caduque (au minimum par leur accord de respecter l’esprit des règles au lieu d’essayer d’en abuser pour écraser les autres).

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    • Eugénie

      Je savais bien qu’on était d’accord ! ^^
      En fait, une grosse partie de cette réflexion découle de ton expression « nous luttons dans un cadre sanctuarisé » sur les ateliers. Et je comprends ta position mécaniste, même si je ne la partage pas complètement (mais un peu quand même).

      Sur la relation et les limites entre joueur et personnage, je suis à peine en train de déblayer dans ma tête, mais je crois que c’est une des sources du poison en jdr. Mais j’ai encore besoin d’un peu de temps pour étayer ça.

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  • derynnaythas

    je fais des initiations au jeu de rôles, avec essentiellement des inconnus, pour une soirée et en semaine, j’ai eu le cas d’un dérapage, le seul, lorsque quelques rôlistes ont malmenés verbalement une novice, en traitant son personnage de salope. Je ne l’ai pas vu venir, la personne l’a très mal pris et a quittée la table, les autres se sont excusés mais le mal était fais, c’était plus de la maladresse que de la méchanceté, mais j’ai eu l’occasion depuis de noter que les rôlistes, même ceux qui n’ont qu’une poignée de scénar au compteur, forment un groupe parasitant le plaisir que viennent chercher les novices. Je ne pense pas que les idées présentées dans l’article aideront à ce niveau. Pour ma part je demande aux rôlistes de ne pas venir aux soirées initiations, toute tentative pour tracer des lignes s’étant soldées par des échecs.
    Parmi les groupes formés exclusivement de novices, par contre, l’idée de définir un cadre respectueux semble aller de soi. Connaissant pas mal de rôlistes, je ne vais pas faire une généralité non plus, mais le fait est que depuis quelques temps, je préfère ne plus avoir à faire à cette population, même si je me prive sûrement de pas mal d’expériences.

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  • AK

    Quelques réflexions en passant.
    1/ Contrairement à toi, je n’aime pas les conflits à une table. Cela vient peut-être du fait qu’ils m’ont toujours laissé dans l’expectative. Un bon conflit nécessite :
    – un accord préalable des joueurs sur le résultat du conflit (merci Influorenza),
    – des briefs de début de partie pour situer le positionnement des persos les uns par rapport aux autres,
    – un MJ compatissant (pour éviter les trucs du genre « le perso de Maurice te tire dessus, bon là vu les circonstances tu ne peux pas éviter la balle, t’es mort »),
    – un bon système de résolution.
    Sur ce dernier point, je suis toujours resté sur ma faim. Un bon système de résolution de conflit doit être « juste » ; je ne veux pas qu’un hasard incertain détermine l’évolution de mon personnage ; je veux que les « chances » soient équitables et répondent à un système de logique que je comprends ; je ne veux pas lancer mon personnage dans un conflit pour « découvrir » au moment du lancer de dés qu’il a 90% de chances d’être humilié ou tué.
    2/ Sur l’écoute, c’est complexe. Quand un autre perso a une scène individuelle longue mais nécessaire, l’écoute varie en fonction des enjeux de la scène. Si les enjeux concernent in fine mon perso, l’écoute a un sens ; si les enjeux concernent peu ou pas du tout mon perso, l’écoute va varier suivant la qualité de la scène, et je risque de décrocher, ce qui peut nuire au « collectif » après coup. Il faudrait un système de résolution, façon Influorenza, qui implique des joueurs absents.
    3/ Au delà de l’écoute et des conflits directs, il y a « l’effacement », qui est aussi difficile à gérer, car potentiellement frustrant. Savoir accepter de freiner son perso dans une action individuelle pour ne pas empêcher un autre perso de faire l’action qu’il prépare depuis trois sessions. Ce type de conflit indirect est plus délicat à anticiper, pour les joueurs et pour le MJ. Il faudrait être capable de stopper une action (où on ne l’on joue pas) parce que globalement sur la durée il y a un conflit d’intérêts indirect entre deux personnages. Cela aujourd’hui, je n’y arrive pas.

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    • Eugénie

      Décidément, il y a un gouffre entre nos façons de jouer et d’envisager le jeu, mais je suis contente qu’on arrive à jouer ensemble quand même. ^^

      Pour ton point 2, l’écoute telle que je la conçois est une responsabilité partagée : c’est au spectateur de faire gaffe à être attentif, c’est au joueur en jeu de faire gaffe à captiver son public. Si tu as une bonne volonté au départ et que la scène ne t’intéresse pas, c’est qu’elle est ratée, à mon très humble avis.

      Pour les points 1 et 3, tu as raison et ça vaudrait presque le coup de faire un nouveau billet pour développer ça… Je vais y réfléchir.

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  • Raphaël

    Personnellement, je suis MJ sur Dark Heresy (Warhammer 40k, tout ça). Du coup, mes joueurs sont pris entre deux aspects RP de base: ils sont membre de l’Inquisition, contre l’Hérésie, donc faut ce serrer les coudes ; mais il y a des dissensions qui se font paraître, entre les carrières non compatibles (Psyker et Sororitas, Arbitrator et Racailles). Des carrières qui ont de base une façon de pensées différents. Et puis aussi la différence entre ceux qui sont plus conciliants, ou plus extrémistes face à l’hérésie
    Alors comment que je gère tout ce bazar?
    Et bien, d’abord je suis quelqu’un qui pratique le JdR souvent en club, ou autour d’une table. Ce qui implique des joueurs qui sont plus là pour se détendre: beaucoup travailles à côté ou sont fatigué en jouant le soir. Mais d’autres joueurs sont à fond dans la parties, ce qui donne des joueurs avec des attentes assez hétéroclites.
    Alors pour fédéré tout ce petit monde je leur met un ennemi bien en évidence, l’Hérétique qui prie le chaos étant le top, puisqu’il est le pire aux yeux des joueurs: il est du côté du mal. Ils en savent rien de leur passé, et ils en ont rien à faire. L’Inquisition n’en a rien à faire non plus. Mais quant on arrive sur des ennemis au passé plus explicite, plus troubles, qui sont tombé là-dedans par hasard, les joueurs commencent à se divisé. Là, je laisse faire. Je considère que le rôle du MJ c’est de géré le monde dans lequel évolue les PJ, et donc une grosse partie du scénario, mais les décisions ce sont eux qui les prennent. (Après, le fait aussi d’avoir un supérieur hiérarchique pour les poussés au cul, mais qui en même temps est assez éloigné est très pratique).
    Pour l’instant, j’ai toujours eut des PJ assez clément qui accordait la vie sauve. Il faut dire que je préfère mettre une bonne ambiance à ma table, que les échecs sont toujours plus comique qu’autre chose, et que pour mourir, il faut quasiment le vouloir (Ambiance détente donc). Mais je met aussi des moments de stress, d’action, voir de péril qui poussent les joueurs à se fédéré, à dépassés leurs griefs.
    Je trouve que ce qu’il y a de beau là-dedans c’est de voir des PJs s’engueuler, débattre, discuter, mais sans jamais avoir la possibilité de ce tapé dessus: s’ils se battent entre eux, ils vont probablement mourir. (Oui, car si je met une ambiance détente voir comique parfois, mon scénario est souvent rythmé entre pause, où les PJs achètent des trucs, draguent des PnJs, ou en apprennent plus sur le monde; et des phases de danger permanent qui impose de rester fixé sur deux objectifs: réussir la mission, et survivre.)
    Donc voilà, moi je n’impose aucune règle, je met juste les joueurs en condition pour qu’ils ne puissent raisonnablement pas s’entre-tuer sans pour autant les privés de la joie de discuter des points important du scénario.

    Quelque chose d’important, je suis aussi assez souple, Dark Heresy se jouant au D100, très simple à manipuler, il est facile pour moi d’improviser un jet, de répartir les chances à l’envie, et de donner l’occasion aux PJs de briller, mais aussi de se ridiculiser en public, voir les deux à la fois (mes moments préférés). Pour moi, le contexte est un prétexte surtout à ce que les PJs jouent ensembles et me montrent l’étendue de leur imagination. Je ne dis jamais non à une idée, et elle a toujours une chance de passée, même si ce n’est qu’un pourcent.

    Après, lorsqu’un PJ a décidé d’être contre les autres, où de passé du côté du chaos… je peux pas faire grand chose pour lui, parce que bon… l’Inquisition, ils rigolent pas avec ça.

    Voilà, pour moi le MJ est un arbitre des règles de l’univers, qui doit se montré le plus impartial possible, mais qui doit aussi faire avancer l’intrigue dans l’intérêt du Groupe des Joueurs.

    Et si tout ce que j’ai dis plus haut vous parrait absurde, ça ne fait que… euh… 2 ans maintenant que je fais du JdR, et 1an et demi que je MJ. Et j’adoore le grand spectacle :3

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    • Eugénie

      Je ne sais pas trop quoi te répondre, pour le coup… ^^
      On est devant le même constat de départ (« Alors comment que je gère tout ce bazar? ») mais on y répond différemment toi et moi, chacun avec nos outils. Je pense que c’est évidemment très important que les MJ se soucient de ces problèmes de conflits à la table, mais je me dis que ça vaudrait le coup que plus de joueurs s’en préoccupent aussi à leur tour. Peut-être que le billet d’aujourd’hui explicite un peu mieux mon point de vue.

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    • Epiphanie

      Il me semble aussi, et ça s’exprime dans plusieurs commentaires, qu’il va de soi que le MJ a l’ascendant, voire l’autorité sur la table. De mon point de vue, et en prenant le cas du jeu classique, si le MJ peut être force de proposition, voire arbitre, il est trompeur de le considérer comme seule source d’autorité et de responsabilité autour de la table. C’est aussi une des choses que la construction de relations de confiance permet de remettre en cause plus sereinement. Si l’on parvient à instaurer le respect autour de la table, le rôle d’autorité a tendance à s’effacer de lui-même, non?
      Un petit article sur le rôle du MJ en tant que joueur, voire sur la perception du MJ par le joueur pourrait-il être mis au programme?

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    • Mangelune

      Sans faire le vieux con, j’ai longtemps géré les disputes comme ça et j’ai fini par en avoir marre de voir les joueurs se prendre le chou pendant des heures.

      Déjà parce que même si ceux qui se disputent s’amusent, ceux qui voudraient faire autre chose s’ennuient – à commencer par moi, MJ, qui ne peut prendre parti, et attend que les choses se tassent, et pourtant je suis aussi là pour m’amuser, pas pour servir la soupe aux autres !

      Ensuite parce que très vite les arguments tournent en rond et on tombe sur des querelles d’egos (le genre de trucs qui est coupé dans un film ou un roman).

      C’est pour cela que j’aime les systèmes de jeu gérant les débats importants, type Dogs ou Burning Wheel.

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  • Ian Anderson

    Oh oui oh oui oh oui, un débat sur le rôle d’un MJ autour d’une table. Est-ce le chef, ou au contraire le suiveur ? Est-ce à lui de s’amuser, ou n’est-il là que pour amuser la galerie ? Entre le MJ et les joueurs, qui est au service de l’autre, et cette mécanique ne change t’elle pas d’un instant à l’autre autour de la table ?
    Ralavach’, j’ai 300 pages de mails sur le sujet dans mes archives, moi…
    Eugénie, s’il te plait, pourras tu aborder de ton oeil intelligent et neuf le sujet avant que les grands méchants théoriciens ne repartent dans des débats stériles ?

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  • Eugénie

    Tout le monde garde son calme. ^^ J’ai dit que je me préoccupais des joueurs, je vais commencer par là… et le programme est carrément chargé, déjà. On verra avec ce qui me reste de jus de cerveau ensuite.

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